Quels rapports entretiennent la gastronomie et le tourisme? Un colloque qui se déroulera à Montréal, à l'UQAM, les 6 et 7 octobre prochain, exploitera cette thématique en observant ce qui se passe ici et ce qui se passe en France. Sous le thème Tourisme, gastronomie et médias ce colloque est organisé dans le cadre des 21è Entretiens Jacques Cartier.
C'est le troisième thème d'une trilogie amorcée en 2006 sous le titre Capitale touristique, capitale gastronomique et poursuivie l'année suivante sous le thème Terroir, tourisme, gastronomie, Le colloque de cette année mettra l'accent sur le rôle des médias avec des intervenants français et québécois.
Au cours de ces deux journées le sujet sera traité sous quatre thèmes:
Les critiques gastronomiques et vinicoles et leurs impacts directs et indirects sur le tourisme.
Le pouvoir des "guides" gastronomiques et touristiques.
L'impact des émissions culinaires et de télévision sur le tourisme.
La promotion des régions et des villes gastronomiques.
Les Entretiens du Centre Jacques Cartier ont été créés en 1987. Les réunions sont annuelles et se déroulent dans la région Rhone-Alpes et, une année sur quatre, au Québec. Quatre secteurs d'activités font l'objet de colloques: économique, sociopolitique, scientifique et culturel.
Le Festival Montréal en Lumière avec l'UQAM et l'Université Lumière Lyon 2 organise ce colloque Tourisme, gastronomie et médias, auquel le public est invité. Les inscriptions sont reçues à l'adresse http://www.gastronomieejc2008.uqam.ca
samedi 13 septembre 2008
vendredi 5 septembre 2008
Festival international de la gastronomie
La troisième édition du Festival international de la gastronomie de Mougins aura lieu du 20 au 22 septembre. Baptisé Les Étoiles de Mougins, ce festival a été lancé en 2006. Cette année, cent cuisiniers "étoilés" venant de tous les horizons se rencontreront dans cette petite ville française célèbre. Des cuisines du terroir aux expressions de la gastronomie moléculaire ,toutes les démonstrations seront offertes.
Diane Tremblay, propriétaire du restaurant Le Privilège, à Chicoutimi est invitée à Mougins. Elle fera deux présentations. L'une, le 20 septembre devant public, l'autre le 22 devant des professionnels. "J'ai imaginé deux bouchées" dit-elle"àapartir de nos produits québécois et je vais amener les dégustateurs à l'expérimentation des contrastes des textures". On connait Diane Tremblay pour son habileté à inviter tous les sens à la dégustation.
Lorsqu'elle décrit "La côte d'agneau marinée à l'érable et à la moutarde de Dijon, chutney aux fruits des bois du Lac Saint-Jean et à la mangue, coiffé d'une tuile à la Tomme Le berger du Fjord"qu'elle présentera, elle précise que "l'odorat sera sollicité par la puissance de la tomme, le goût par l'amertume de l'argouse, le toucher par le moelleux de l'agneau et le croquant de la tuile".
Pour compléter sa présentation dans la mise en valeur du Québec, Diane Tremblay à fait faire deux plateaux qui allient le bois et l'aluminium'
Les Etoiles de Mougins, c,est aussi un grand concours où s'affrontent des cuisiniers professionnels. inscrits depuis le mois de juillet. La finale aura lieu le 22 septembre. Le Festival se terminera par un Souper de Gala au Moulin de Mougins.
Diane Tremblay, propriétaire du restaurant Le Privilège, à Chicoutimi est invitée à Mougins. Elle fera deux présentations. L'une, le 20 septembre devant public, l'autre le 22 devant des professionnels. "J'ai imaginé deux bouchées" dit-elle"àapartir de nos produits québécois et je vais amener les dégustateurs à l'expérimentation des contrastes des textures". On connait Diane Tremblay pour son habileté à inviter tous les sens à la dégustation.
Lorsqu'elle décrit "La côte d'agneau marinée à l'érable et à la moutarde de Dijon, chutney aux fruits des bois du Lac Saint-Jean et à la mangue, coiffé d'une tuile à la Tomme Le berger du Fjord"qu'elle présentera, elle précise que "l'odorat sera sollicité par la puissance de la tomme, le goût par l'amertume de l'argouse, le toucher par le moelleux de l'agneau et le croquant de la tuile".
Pour compléter sa présentation dans la mise en valeur du Québec, Diane Tremblay à fait faire deux plateaux qui allient le bois et l'aluminium'
Les Etoiles de Mougins, c,est aussi un grand concours où s'affrontent des cuisiniers professionnels. inscrits depuis le mois de juillet. La finale aura lieu le 22 septembre. Le Festival se terminera par un Souper de Gala au Moulin de Mougins.
mercredi 3 septembre 2008
Réfléchir avant de manger
D'un côté, on multiplie les émissions de cuisine à la télévision, on édite de nombreux livres de recette et, de l'autre, on mange du baloney. D'un côté les "chefs" de la télé nous divertissent et, de l'autre, on confie le soin de nous nourrir à l'industrie alimentaire. Pourquoi, a-t-on laissé à d'autres une responsabilité qui est la nôtre, individuellement.?
On mange pour se nourrir. On se nourrit pour vivre. C'est quotidiennement banal. Mais c'est important!
On demande des aliments nourrissants, sains, faciles d'emploi et...le moins cher possible.
On achète. On consomme. On ferme les yeux.
On nous dit qu'il nous faut des Omega3, des anti-oxydants, des probiotiques, des prébiotiques. Alors, on achète les jus, les laits, les oeufs qui nous en fournissent sans que l'on ait d'effort à faire. Ou de questions à se poser.
Bien sûr, on n'a pas le temps. Pas le temps, surtout, de prendre le temps de réfléchir.
On les appelle charcuteries, parce que ce sont des "chairs cuites" On les appelle aussi "viandes froides". Il faudrait lire les étiquettes!
PAIN DE VIANDE- SIMILI POULET
ingrédients: porc. eau. substances laitières modifiées. produit protéique de soya. farine de blé. fécule de pommes de terre. poudre d'oignon. glutamate monosodique, sucre. fécule de tapioca. érythorbate de sodium. épices. nitrite de sodium.
"Mais quand on n'a pas d'argent"?
Le paquet de 200g, contenant dix tranches de ce "pain de viande": $3.39
Au rayon des oeufs, le prix de la douzaine oscillait entre $2.71 et $3.79.
Un oeuf, c'est 7g de "vraies" protéines. Deux oeufs, c'est l'équivalent de 100g de viande ....Faudrait-il réapprendre à "se faire cuire un oeuf"?
On mange pour se nourrir. On se nourrit pour vivre. C'est quotidiennement banal. Mais c'est important!
On demande des aliments nourrissants, sains, faciles d'emploi et...le moins cher possible.
On achète. On consomme. On ferme les yeux.
On nous dit qu'il nous faut des Omega3, des anti-oxydants, des probiotiques, des prébiotiques. Alors, on achète les jus, les laits, les oeufs qui nous en fournissent sans que l'on ait d'effort à faire. Ou de questions à se poser.
Bien sûr, on n'a pas le temps. Pas le temps, surtout, de prendre le temps de réfléchir.
On les appelle charcuteries, parce que ce sont des "chairs cuites" On les appelle aussi "viandes froides". Il faudrait lire les étiquettes!
PAIN DE VIANDE- SIMILI POULET
ingrédients: porc. eau. substances laitières modifiées. produit protéique de soya. farine de blé. fécule de pommes de terre. poudre d'oignon. glutamate monosodique, sucre. fécule de tapioca. érythorbate de sodium. épices. nitrite de sodium.
"Mais quand on n'a pas d'argent"?
Le paquet de 200g, contenant dix tranches de ce "pain de viande": $3.39
Au rayon des oeufs, le prix de la douzaine oscillait entre $2.71 et $3.79.
Un oeuf, c'est 7g de "vraies" protéines. Deux oeufs, c'est l'équivalent de 100g de viande ....Faudrait-il réapprendre à "se faire cuire un oeuf"?
dimanche 31 août 2008
RestoNote
L'ATELIER 5308, boul. St-Laurent 514 273 7442
www.restaurantlatelier
Pour faire un clin d'oeil aux nombreux ateliers qui ont vécu dans ce quartier, le restaurant L'Atelier a choisi cette enseigne.
Il a certains liens avec les restaurant À L'Os et O'Thym. Sans se ressembler, ils ont une parenté. Dans la conception des décors, par exemple, qui métamorphosent un espace banal avec de l'imagination et de l'intelligence plutôt qu'avec des moyens financiers.
L'Atelier a misé sur des tranches de rondins plaqués pour habiller un mur, sur une singulière sculpture pour coiffer le bar, sur un jeu de photographies en noir et blanc pour animer le cadre. Les tables font aussi partie de cette animation. Il y en a une très longue, il y en a de petites carrées, il y en a de belles grandes rondes. Toutes sont à plateau nu. Mais les serviettes sont en toile.
L'atmosphère est conviviale. Le service est professionnel et charmantB
Deux jeunes cuisiniers sont propriétaires des lieux et des fourneaux, Patrick Garneau et benjamin Fortier. Ils proposent des plats bien équilibrés, en portions intelligentes, à des prix raisonnables. Ils ne s'éloignent pas trop du classique et semblent vraiment heureux quand ils l'interprètent à leur manière. La bavette, beurre maitre d'hötel, frites était banale. Mais le boudin sur tombée de poivrons et sauce Xocopili était rajeuni et réjouissant. Comme l'était une petite entrée en forme d'aumonière, à saveur de pastilla. Ou simplement, ce dessert du jour, boule de glace aux bleuets (vraie) sur un tout petit pain perdu. L'Atelier s'amuse aussi du côté de la poutine....au lapin.
La carte des vins est composée de plusieurs importations privées et les classe selon les cépages.
www.restaurantlatelier
Pour faire un clin d'oeil aux nombreux ateliers qui ont vécu dans ce quartier, le restaurant L'Atelier a choisi cette enseigne.
Il a certains liens avec les restaurant À L'Os et O'Thym. Sans se ressembler, ils ont une parenté. Dans la conception des décors, par exemple, qui métamorphosent un espace banal avec de l'imagination et de l'intelligence plutôt qu'avec des moyens financiers.
L'Atelier a misé sur des tranches de rondins plaqués pour habiller un mur, sur une singulière sculpture pour coiffer le bar, sur un jeu de photographies en noir et blanc pour animer le cadre. Les tables font aussi partie de cette animation. Il y en a une très longue, il y en a de petites carrées, il y en a de belles grandes rondes. Toutes sont à plateau nu. Mais les serviettes sont en toile.
L'atmosphère est conviviale. Le service est professionnel et charmantB
Deux jeunes cuisiniers sont propriétaires des lieux et des fourneaux, Patrick Garneau et benjamin Fortier. Ils proposent des plats bien équilibrés, en portions intelligentes, à des prix raisonnables. Ils ne s'éloignent pas trop du classique et semblent vraiment heureux quand ils l'interprètent à leur manière. La bavette, beurre maitre d'hötel, frites était banale. Mais le boudin sur tombée de poivrons et sauce Xocopili était rajeuni et réjouissant. Comme l'était une petite entrée en forme d'aumonière, à saveur de pastilla. Ou simplement, ce dessert du jour, boule de glace aux bleuets (vraie) sur un tout petit pain perdu. L'Atelier s'amuse aussi du côté de la poutine....au lapin.
La carte des vins est composée de plusieurs importations privées et les classe selon les cépages.
jeudi 28 août 2008
Les légumes:la rencontre de la nature et de la culture
LA FABULEUSE HISTOIRE DES LÉGUMES- Évelyne Bloch-Dano- préface de Michel Onfray- Grasset
Il faudrait faire lire ce livre à tous les enfants qui n'aiment pas les légumes. Et à tous les vieux enfants qui continuent à ne pas aimer les légumes. Carotte, tomate, artichaut, pomme de terre deviendraient leurs héros.
Des légumes, Serge Bouchard pourrait dire que ce sont de "remarquables oubliés". Et pas seulement de l'histoire de l'alimentation. Mais voilà qu'une biographe se penche sur eux.
Évelyne Bloch-Dano est biographe. Elle a, notamment, consacré un ouvrage à Madame Zola et un autre à Madame Proust. Pourquoi cette incursion dans le monde végétal?
Lorsque le philosophe Michel Onfray a créé l'Université Populaire du Goût, à Argentan (lancée le 11 décembre 2008), il a confié à Évelyne Bloch-Dano la responsabilité de "parler" des légumes. En biographe consciencieuse elle est allée à la recherche de tout ce qui fait que l'on devient ce que l'on est. Cette fois, quand on est une tomate, un poivron, une courge. Chaque fois, c'est une aventure. Et, raconter cette aventure, dit-elle, "c'est entrer dans l'Histoire universelle en empruntant la porte du potager"
Ce sont les cours donnés à l'Université Populaire du Goût pendant la première session qui ont servis de base aux textes du livre. Chacun de ces cours étaient précédé d'une démonstration culinaire assurée par un cuisinier de renom (Le topinambour, cet oublié parmi les oubliés, a eu comme présentateur Éric Frechon du Bristol à Paris!).
Qu'il s'agisse de n'importe laquelle de ces biographies, elle se lit avec le même intérêt, la même curiosité, la même surprise que s'il s'agissait de la vie d'un personnage humain....Et l'auteur ne manque pas d'humour.
Michel Onfray signe la préface. Il faut la lire attentivement. De belles illustrations émaillent le livre. Une bibliographie étoffée complète l'ouvrage. Quelques recettes (qui ne sont pas celles de cuisiniers) illustrent le livre. Et, puisque nous en sommes à la saison de la tomate:
Tomates à la Lucie
Joseph Delteil
La cuisine paléolithique
Prendre des tomates bien rondes, les peler, et les mettre à la cocotte sur feu modéré. Laisser cuire à demi, mais ni plus, ni mois, là est l'art: il faut que le coeur de la tomate soit encore cru, dans la peau toute roussie. Les joues en feu et le coeur frais. À la fin, une bonne persillade à l'ail. Servez, et servez tout le jus par-dessus. Ça me rappelle Shéhérazade.
Il faudrait faire lire ce livre à tous les enfants qui n'aiment pas les légumes. Et à tous les vieux enfants qui continuent à ne pas aimer les légumes. Carotte, tomate, artichaut, pomme de terre deviendraient leurs héros.
Des légumes, Serge Bouchard pourrait dire que ce sont de "remarquables oubliés". Et pas seulement de l'histoire de l'alimentation. Mais voilà qu'une biographe se penche sur eux.
Évelyne Bloch-Dano est biographe. Elle a, notamment, consacré un ouvrage à Madame Zola et un autre à Madame Proust. Pourquoi cette incursion dans le monde végétal?
Lorsque le philosophe Michel Onfray a créé l'Université Populaire du Goût, à Argentan (lancée le 11 décembre 2008), il a confié à Évelyne Bloch-Dano la responsabilité de "parler" des légumes. En biographe consciencieuse elle est allée à la recherche de tout ce qui fait que l'on devient ce que l'on est. Cette fois, quand on est une tomate, un poivron, une courge. Chaque fois, c'est une aventure. Et, raconter cette aventure, dit-elle, "c'est entrer dans l'Histoire universelle en empruntant la porte du potager"
Ce sont les cours donnés à l'Université Populaire du Goût pendant la première session qui ont servis de base aux textes du livre. Chacun de ces cours étaient précédé d'une démonstration culinaire assurée par un cuisinier de renom (Le topinambour, cet oublié parmi les oubliés, a eu comme présentateur Éric Frechon du Bristol à Paris!).
Qu'il s'agisse de n'importe laquelle de ces biographies, elle se lit avec le même intérêt, la même curiosité, la même surprise que s'il s'agissait de la vie d'un personnage humain....Et l'auteur ne manque pas d'humour.
Michel Onfray signe la préface. Il faut la lire attentivement. De belles illustrations émaillent le livre. Une bibliographie étoffée complète l'ouvrage. Quelques recettes (qui ne sont pas celles de cuisiniers) illustrent le livre. Et, puisque nous en sommes à la saison de la tomate:
Tomates à la Lucie
Joseph Delteil
La cuisine paléolithique
Prendre des tomates bien rondes, les peler, et les mettre à la cocotte sur feu modéré. Laisser cuire à demi, mais ni plus, ni mois, là est l'art: il faut que le coeur de la tomate soit encore cru, dans la peau toute roussie. Les joues en feu et le coeur frais. À la fin, une bonne persillade à l'ail. Servez, et servez tout le jus par-dessus. Ça me rappelle Shéhérazade.
dimanche 24 août 2008
La forêt boréale en petits pots
Depuis que la compagnie Maheux promène, sur les routes du Québec, des images du 48è Nord sur les flancs de ses autobus, la région semble se rapprocher. Mais ce parallèle n'est pas assez nordique pour Valérie Laprise. C'est à la latitude du 49è qu'elle s'est établie.
Cette jeune femme vit à Chibougamau. C'est dans les forêts de ce territoire qu'elle a trouvé sa raison, sinon de vivre, du moins de faire vivre sa famille. Elle cueille et elle transforme. Elle a créé une petite entreprise familiale qui met sur le marché des produits spécialisés sous l'étiquette Ungava Gourmande. Ces étiquettes portent des inscriptions libellées en français et en cri. Car Valérie Laprise n'oublie jamais qu'elle est dans un territoire que les autochtones connaissent mieux que quiconque et c'est vers leurs connaissances qu'elle s'est penchée avant de commencer à cueillir.
Dans ces forêts qui ne sont pas toujours des plus hospitlières, à pied, en canot, sous le soleil ou dans le vent, la chaleur ou le froid, en combattant les mouches ou les moustiques, elle récolte. Et elle récolte en prenant soin "de ne pas épuiser la ressource". Elle cueille le thé du Labrador et en fait une gelée. Elle cueille le cèdre et en fait, aussi, une gelée. Du petit thé sauvage, elle fait un sirop. Des petits atocas sauvages, elle fait un coulis. Elle travaille par petites quantités, elle respecte la plante sauvage et ne lui ajoute que du sucre biologique. Les pots sont, évidemment, de petites dimension. Ils n'ont pas une large diffusion. Ce sont des produits très spéciaux...de vrais produits "de niche"
Il semble que la récolte des atocas sauvages, qui se fera après la première gelée dans les tourbières à sphaignes, sera importante cette année. Valérie Laprise pourra probablement surgeler une partie de cette récolte et la vendre sous cette forme.
www.ungavagourmande.icr.qc.ca
Cette jeune femme vit à Chibougamau. C'est dans les forêts de ce territoire qu'elle a trouvé sa raison, sinon de vivre, du moins de faire vivre sa famille. Elle cueille et elle transforme. Elle a créé une petite entreprise familiale qui met sur le marché des produits spécialisés sous l'étiquette Ungava Gourmande. Ces étiquettes portent des inscriptions libellées en français et en cri. Car Valérie Laprise n'oublie jamais qu'elle est dans un territoire que les autochtones connaissent mieux que quiconque et c'est vers leurs connaissances qu'elle s'est penchée avant de commencer à cueillir.
Dans ces forêts qui ne sont pas toujours des plus hospitlières, à pied, en canot, sous le soleil ou dans le vent, la chaleur ou le froid, en combattant les mouches ou les moustiques, elle récolte. Et elle récolte en prenant soin "de ne pas épuiser la ressource". Elle cueille le thé du Labrador et en fait une gelée. Elle cueille le cèdre et en fait, aussi, une gelée. Du petit thé sauvage, elle fait un sirop. Des petits atocas sauvages, elle fait un coulis. Elle travaille par petites quantités, elle respecte la plante sauvage et ne lui ajoute que du sucre biologique. Les pots sont, évidemment, de petites dimension. Ils n'ont pas une large diffusion. Ce sont des produits très spéciaux...de vrais produits "de niche"
Il semble que la récolte des atocas sauvages, qui se fera après la première gelée dans les tourbières à sphaignes, sera importante cette année. Valérie Laprise pourra probablement surgeler une partie de cette récolte et la vendre sous cette forme.
www.ungavagourmande.icr.qc.ca
samedi 23 août 2008
Rendez-vous à Ville-Marie....au Témiscamingue
De Ville-Marie (Montréal) à Ville-Marie (Témiscamingue), la route est longue! On n'a jamais rien fait pour relier ces deux villes. Pour aller de l'une à l'autre le plus court chemin est de passer par l'Ontario! De sorte que le Nord-Est de l'Ontario est plus près de Ville-Marie que le Sud du Québec.
Une foire importante vient de se tenir du côté québécois du lac Témiscamingue . Les Ontariens participaient en grand nombre (aussi bien du côté des exposants que de celui des visiteurs) à la Foire gourmande de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien. C'était la 7è édition. Et, comme les précédentes, elle a attiré une foule imposante de visiteurs. Une cinquantaine d'exposants des deux régions visées et quelques-uns (de plus en plus nombreux) venant du "sud" proposaient des produits qui montrent bien la richesse des productions de petites entreprises. La majorité des kiosques était tenue par des transformateurs. la période de fin d'été ne favorisant pas la présence d'agriculteurs et de maraîchers. Des démonstrations culinaires étaient au programme. Ce sont les élèves du Centre de formation professionnelle Lac-Abitibi, à La Sarre, qui ont préparé le souper "à saveurs régionales" du samedi soir.
Anita Stewart, que le National Post présente comme "the wonder woman of Canadian cuisine" participait à cette foire gourmande. Elle présentait son dernier livre baptisé, tout simplement, Anita Stewart's Canada. C'est le quatorzième livre de cette femme qui ne cesse de travailler pour faire reconnaître l'existence d'une cuisine canadienne, celle que l'on sert sur toutes les tables, et pas seulement celle des cuisiniers professionnels, d'un océan à l'autre..." Il n'y a pas une cuisine canadienne, il y en a des centaines dépendantes des origines ethniques, du climat, de l'histoire". Ce dernier livre est un beau et bon livre. On y parle d'alimentation, de recettes et d'histoire. Pour l'écrire Anita Stewart est allée rencontrer des Canadiens de toutes origines du Pacifique à l'Atlantique. Malheureusement, elle ne consacre qu'une minuscule partie de son livre au Québec.
Ville-Marie est lovée au fond d'une large baie de l'immense Lac Témiscamingue. Dans cette baie, il y a une marina. Au bord de cette marina s'est installé, pour l'été, un restaurant-terrasse baptisé Clapotis. On a l'impression d'être dans une station balnéaire!
Le menu de Clapotis est très simple. Il offre une nourriture rapide intelligente. De bonnes salades et de bons sandwiches que l'on peut, ou non, choisir d'associer. Et particularité "gourmande", Clapotis, qui appartient à l'entreprise Les chocolats Martine, se transforme en glacier pour offrir des glaces (plutôt que des crèmes glacées) de grande qualité, noisettes, pistaches, café, chocolat, caramel et, une nouveauté, au thé du Labrador et, bientôt, à l'amélanche..
Ville-Marie est une petite ville, une petite ville située loin des grands centre et, pourtant c'est là que depuis des années se tient la Biennale internationale d'Art miniature. Cette année, 525 oeuvres en provenance de 32 pays sont exposées. Cinquante six oeuvres sélectionnées par le jury feront partie d'une exposition itinérante en France et en Italie. Le président du jury, Armand Vaillancourt, a dirigé la réalisation d'une peinture de grand format en collaboration avec les artistes et tous ceux qui voulaient y mettre leur coup de pinceau ou de crayon.
L'exposition ferme ses portes le 7 septembre. Rendez-vous à Ville-Marie...dans deux ans.
ANITA STEWART'S CANADA- The food, The recipes, The stories- Harper Collins Publishers ltd
Une foire importante vient de se tenir du côté québécois du lac Témiscamingue . Les Ontariens participaient en grand nombre (aussi bien du côté des exposants que de celui des visiteurs) à la Foire gourmande de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien. C'était la 7è édition. Et, comme les précédentes, elle a attiré une foule imposante de visiteurs. Une cinquantaine d'exposants des deux régions visées et quelques-uns (de plus en plus nombreux) venant du "sud" proposaient des produits qui montrent bien la richesse des productions de petites entreprises. La majorité des kiosques était tenue par des transformateurs. la période de fin d'été ne favorisant pas la présence d'agriculteurs et de maraîchers. Des démonstrations culinaires étaient au programme. Ce sont les élèves du Centre de formation professionnelle Lac-Abitibi, à La Sarre, qui ont préparé le souper "à saveurs régionales" du samedi soir.
Anita Stewart, que le National Post présente comme "the wonder woman of Canadian cuisine" participait à cette foire gourmande. Elle présentait son dernier livre baptisé, tout simplement, Anita Stewart's Canada. C'est le quatorzième livre de cette femme qui ne cesse de travailler pour faire reconnaître l'existence d'une cuisine canadienne, celle que l'on sert sur toutes les tables, et pas seulement celle des cuisiniers professionnels, d'un océan à l'autre..." Il n'y a pas une cuisine canadienne, il y en a des centaines dépendantes des origines ethniques, du climat, de l'histoire". Ce dernier livre est un beau et bon livre. On y parle d'alimentation, de recettes et d'histoire. Pour l'écrire Anita Stewart est allée rencontrer des Canadiens de toutes origines du Pacifique à l'Atlantique. Malheureusement, elle ne consacre qu'une minuscule partie de son livre au Québec.
Ville-Marie est lovée au fond d'une large baie de l'immense Lac Témiscamingue. Dans cette baie, il y a une marina. Au bord de cette marina s'est installé, pour l'été, un restaurant-terrasse baptisé Clapotis. On a l'impression d'être dans une station balnéaire!
Le menu de Clapotis est très simple. Il offre une nourriture rapide intelligente. De bonnes salades et de bons sandwiches que l'on peut, ou non, choisir d'associer. Et particularité "gourmande", Clapotis, qui appartient à l'entreprise Les chocolats Martine, se transforme en glacier pour offrir des glaces (plutôt que des crèmes glacées) de grande qualité, noisettes, pistaches, café, chocolat, caramel et, une nouveauté, au thé du Labrador et, bientôt, à l'amélanche..
Ville-Marie est une petite ville, une petite ville située loin des grands centre et, pourtant c'est là que depuis des années se tient la Biennale internationale d'Art miniature. Cette année, 525 oeuvres en provenance de 32 pays sont exposées. Cinquante six oeuvres sélectionnées par le jury feront partie d'une exposition itinérante en France et en Italie. Le président du jury, Armand Vaillancourt, a dirigé la réalisation d'une peinture de grand format en collaboration avec les artistes et tous ceux qui voulaient y mettre leur coup de pinceau ou de crayon.
L'exposition ferme ses portes le 7 septembre. Rendez-vous à Ville-Marie...dans deux ans.
ANITA STEWART'S CANADA- The food, The recipes, The stories- Harper Collins Publishers ltd
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