lundi 23 février 2009

RestoNote

EUROPEA 1227, rue de la Montagne 514-398-9229
www.europea.ca

Pour célébrer son dixième anniversaire, le festival Montréal en Lumière à invité la Ville Lumière. Des chefs étoilés viennent s'installer dans quelques cuisines montréalaises, le temps d'une soirée. Mais la plus grande partie des cuisiniers parisiens venus nous visiter et nous offrir leurs cuisines sont établis dans les quartiers de la capitale française. Ce qui est très bien. Parmi tous ces quartiers, il fallait, bien sûr, penser à celui des anciennes Halles, au Ventre de Paris! Le restaurant Au Pied de Cochon fait escale, tous les midis, au restaurant Europea.
Ouvert en 1947, Au Pied de Cochon est un témoin toujours vivant de la vie parisienne. Cette maison ne ferme jamais ses portes, ouvert 24 heures par jour, tous les jours de l'année. Sa cuisine est indémodable. Ses plats sont ceux de la vieille tradition française. Ils sont d'aujourd'hui aussi bien que d'hier. On croit les connaître bien. Et, pourtant, que de mauvaises soupes à l'oignon servies partout. La gratinée du "Pied de Cochon" est à l'honneur à la table de l'Europea. Pourvu que le restaurant conserve cette soupe dans ses carnets et la remette, parfois, à son menu.
La confiture de cochon en amuse-bouche, petite bouchée savoureuse et moelleuse, beaucoup plus fine qu'une rillette. Un os à moëlle comme on n'en voit jamais, un os long, coupé sur le long, rôti, ce qui donne à la moëlle une texture particulière sans sensation de gras. Un jarret de porc et choucroute, un plat léger (contre toute attente) parce que la choucroute n'intervient qu'avec sa pointe d'acidité, parce que la viande du jarret est détachée, sans trace de gras, avec quelques pousses de moutarde, juste ce qu'il faut pour la couleur et le piquant. La coupe "La vie en rose" s'impose: crème glacée à la rose. sorbet à la fraise, pétales de rose confits, touche de Chantilly et ...meringue rose en forme de petit cochon.....
Joël Veyssière est le chef du restaurant parisien depuis cinq ans. Mais ce n'est pas lui qui assure le dessert. C'est Roland Del Monte, Meilleur Ouvrier de France, un ami du restaurant Europea et qui attend le printemps pour venir travailler, définitivement, avec ses amis. Un beau projet!
Europea a eu l'idée d'inviter ce chef parisien pour le service du midi: le restaurant fait salle comble tous les midis! Plusieurs Montréalais ont redécouvert le plaisir d'aller au restaurant à ce moment de la journée. À retenir, quand on est libre de ses horaires

mercredi 18 février 2009

RestoNote

LE PARIS- 1812, rue sainte-Catherine, ouest 514-937-4898

"Paris, c'est une blonde..", vieille, vieille chanson... Il n'y a plus de femmes au restaurant Le Paris.
On se souviendra que la famille Poucant a fermé cet établissement à la fin de 2008. Quelques semaines plus tard,, Le Paris revenait, propriété de deux cuisiniers, Frédéric Paquet et Franck Laroche. Ce sont, maintenant, des hommes qui sont en salle.
Le service était assuré par des femmes, sans uniforme, qui glissaient entre les tables, discrètes, parfois distantes, mais efficaces. Il est mené, maintenant, par un personnel masculin, en uniforme noir et blanc classique, dans un style plus garçon de café que service de restaurant. Et cela change l'ambiance.
Le décor, lui, est resté le même, simplement rafraîchi. On y "fait banquette" comme nulle part ailleurs, du coude à coude et ce n'est n'est pas désagréable, quelque fois du dossier de chaise à dossier de chaises et ce l'est moins. Les nouveaux propriétaires n'ont pas retenu la manière dont les anciens créaient des séparations psychologiques entre les convives.
Le Paris continue à se définir comme "restaurant français". Et c'est rassurant. Mais cela comporte des responsabilités. Celles de respecter les définitions des plats. L'ile flottante aurait été parfaite si elle avait flotté sur une vraie crème anglaise. La tarte tatin était une tarte à la compote de pommes caramélisée (cela se fait ailleurs, mais ne le devrait pas,là). Le boeuf bourguignon avait des qualités de viandes et de cuisson. Mais ce n'était pas un bourguignon. Il n'y a pas de carottes dans ce plat. Et pourquoi ajouter deux grosses pommes de terre nature dans l'assiette?. Le Paris a toujours opté pour une brandade ménagère, avec ajout de pommes de terre. ..c'était une purée de pommes de terre avec ajout de morue!
La carte a conservé les plats des habitués, les plats fétiches de la maison. La petite table d'hôte du midi a disparu. Pourtant, c'est le type de restaurant où elle devrait être en vigueur. L'addition, à la carte, est trop élevée pour la qualité des plats.
Note- Il y a des tables qui ne devraient pas exister. Celles, par exemple, situées entre la porte des toilettes et les portes battantes de la cuisine. À la rigueur, elles pourraient être là en cas d'affluence. Mais certainement pas, en début de service, quand le restaurant est vide.

mardi 17 février 2009

Le frais...toujours santé?

Au cours d'une émission, à la radio, où l'on donnait les conclusions d'une enquête sur les différences de prix, de mêmes produits alimentaires, dans des provinces, des régions, des quartiers, une diététiste avançait le fait qu'un "panier santé" coûte forcément plus cher parce qu'il est composé de produits frais.
Frais, les légumes, salades, fruits venant de Californie, du Mexique?
Pommes de terre, carottes, panais, oignons, ne sont pas....santé?
Une émission fort intéressante, à La Semaine verte, sur les serres de culture biologique de tomates, à New Richmond, faisait la preuve que l'on peut utiliser une biomasse disponible dans la région pour chauffer les installations. Au cours de l'émission, quelques plans montraient l'intérieur verdoyant des serres. Cependant, aucune trace de rouge, de rouge tomate, dans le paysage. L'explication est donnée quand la caméra s'attarde sur les mains qui cueillent. Elle cueillent des tomates vertes!
Alors, entre les tomates mises en conserve, en saison, sur les lieux de production et les tomates de serres (qui ne sont pas situées aux antipodes), cueillies vertes comme des bananes vertes, quel est le produit le plus...santé?

lundi 9 février 2009

Livre de base et de références pratiques

LE NOUVEAU DÉFI ALIMENTAIRE DE LA FEMME Louise Lambert-Lagacé Les éditions de l'Homme

Il y a vingt ans, Louise Lambert-Lagacé publiait Le défi alimentaire de la femme. Elle reprend cet ouvrage aujourd'hui. Pour les femmes d'aujourd'hui. Elle avait fait le même exercice avec le livre Comment nourrir son enfant. Au grand bonheur des mères de nouveaux-nés qui ont trouvé dans ces pages mises à jour, tous les conseils, méthodes,recettes, etc.. qui leur manquaient, la transmission familiale faisant défaut.
Un livre pour la femme. Pourquoi cibler les femmes. N'ont-elles pas les mêmes besoins alimentaires que les hommes. Louise Lambert-Lagacé sait pertinemment de quoi elle parle. Depuis ses débuts dans la pratique, cette diététiste n'a cessé de suivre l'évolution de la planète alimentaire et des comportements des mangeurs que nous sommes. Si elle suit les rapports d'études publiés dans ce domaine, elle suit aussi ce qui se passe sur le terrain, continuant à travailler en clinique.
Et, pourquoi reprendre un sujet déjà traité il y a vingt ans. Différentes physiologiquement, les femmes le sont. Cela n'a pas changé au cours des années. Maiss, les conditions de vie des femmes, elles, ont changé. Et c'est le pourquoi de ce livre. Un livre de références pour les femmes, en général. Pour les femmes, en particulier. C'est ce que Louise Lambert-Lagacé met parfaitement en lumière. Une adolescente, une femme qui allaite, une femme ägée n'ont pas les mêmes besoins. C'est évident. Mais comment une mère de famille, qui travaille, parvient à se nourrir convenablement malgré le stress, malgré le manque de temps,etc...Comment la solitude, et elle pèse lourdement et de plus en plus fréquemment sur la vie des femmes, mine la qualité de l'alimentation.
La situation cernée, viennent les solution. Ce livre de base et de références est rédigé de façon claire et vivante. On y trouve tout ce dont on a besoin. Y compris des recettes quand on manque de temps. Y compris des renseignements précis pour faire des choix intelligents d'aliments ou des choix que l'on ne regrettera pas au restaurant, pour savoir où se nichent les Omega3, vitamine D, magnesium, fer etc...
Suggestion-Toutes les situations de femmes sont présentées dans ce livre. Alors, pourquoi ne pas faire un "défi alimentaire à soi"? Acheter un carnet de note. Identifier le "portrait" qui convient. Noter les conseils spécifiques, les suggestions pratiques. Lister les aliments que l'on préfère, ceux que l'on devrait consommer. Noter les recettes, etc.... Et, toujours, garder à porter de main ce livre de base

dimanche 8 février 2009

RestoNote

LE MAS DES OLIVIERS= 1216, rue bishop 514-861-6733
www.lemasdesoliviers.ca

Il n'y a pas que les humains qui vieillissent bien. Les restaurants le peuvent aussi.Et quand ils le font bien leur clientèle n'a pas l'impression de vieillir. Tirer la lourde porte du Mas des Oliviers, aujourd'hui où il y a quarante ans....c'est la même chose!
Ce qui ne veut pas dire que cet établissement est un vieux restaurant. Au contraire. Il a su rester ce qu'il était, tout en étant d'aujourd'hui. Il se présente encore comme "un restaurant français". Et c'est ce qu'il est. Et ce n'est pas ringard. Il est fidèle à une conception de la cuisine, une cuisine qui n'est peut-être pas à la mode pour ceux qui cherchent la nouveauté à tout prix, qui veulent toujours être étonnés, mais qui est une cuisine qui résiste à toutes les modes. Il devrait y avoir de la place pour tous les goûts et, pourquoi pas pour les plaisirs surannés... si l'on pense que la soupe de poisson n'est plus au goût du jour. Évidemment, elle s'appelle, comme autrefois, Le Pescadou et sa Rouquine!
Le steak sauvage, aussi, est resté au menu et, toutes les coupes de boeuf classiques. Ce qui n,empêche pas la carte d'inscrire un médaillon de thon bleu accompagné de purée de wasabi, de servir des pétoncles avec un flan de fenouil et d'oser le filet de vivaneau avec une garniture de crabe, poireaux et fromage de chèvre.
En table d'hôte du midi, la salade de lentilles était assaisonnée à la moutarde ancienne, servie avec un petit bacon croustillant. Le boudin était parfait avec oignons, vraie purée de pommes de terre, pommes fruits sautées et servies à part....du vrai classique de toujours.
Le décor du restaurant est immuable. L'atmosphère aussi. Il ne faudrait pas que cela change. C'est probablement le seul restaurant doté d'un bar qui fait corps avec la salle. On a nappé toutes les tables de blanc. On a recrépi les murs de blanc. On a piégé la lumière au Mas.

vendredi 30 janvier 2009

Fromage 101... pour les consommateurs

Les fromagers artisans du Québec viennent de former leur association. Il n'est jamais trop tard. Il était temps. Leurs confrères du Vermont l'ont fait depuis longtemps. Les fromagers artisans sont déjà représentés au sein de deux associations, La Société des fromages et le Conseil de l'Industrie laitière. Les voilà réunis dans une association qui ne regroupe que des fromagers ne traitant que du lait (sous-entendant, "pas de substances laitières modifiées"). Un groupe s'était déjà formé sous l'étiquette "Fromages de pays-uniquement fait de lait entier", représenté par Plaisirs Gourmets.
Une trentaine de fromageries composent cette association. Louis Arsenault de la Fromagerie des Grondines en est le président. Michel Pichet de la Fromagerie FX pichet, de san te-Anne-de-la-Pérade est le vice-président.
Les objectifs de cette association sont, évidemment, de défendre les intérêts des fromageries artisanales, à tous les niveaux. Souhaitons qu'un volet de ses préoccupations pense à donner de l'information aux consommateurs! Avec les fromagers-marchands, maillon indispensable, les consommateurs sont les alliés de proximité des fromagers. Depuis la crise autour de la listeria, la razzia chez les fromagers qui a suivi: Rien. Pas d'explications, pas de renseignements. Pourquoi des fromageries abandonnent le lait cru pour du pasteurisé ou du thermisé? Silence. À la réflexion, les consommateurs ont bien compris que la santé publique n'était pas en danger (que la nourriture industrielle qui mène à l'obésité, aux maladies cardio- vasculaire, au diabète, en est un vrai..). Mais ils en sont restés là. On n'est plus à l'époque des consommateurs passifs, mais à celui des "consommActeurs".
Le Valbert, en 2003 et 2004, a été classé Grand champion, toutes catégories au Concours des fromages fins du Québec, Sèlection Caseus d'or. En 2005 et 2006 il était classé dans la Sélection Caseus d'argent. En 2006, il devenait Sélection Caseus Émérite.
Le Valbert, fromage emblématique de la famille Lehmann était un fromage de lait cru. Il disparait. La Fromagerie Lehmann ne peut accepter de le faire autrement. Or, elle doit se résoudre à faire chauffer le lait de son troupeau. Qu'est-il arrivé au lait de ce troupeau entre 2003 et aujourd'hui?
On parlait de fromages de lait pasteurisé et de fromages de lait cru. Tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a de très bons fromages, qu'ils soient de lait pasteurisé ou de lait cru. L'essentiel c'est la qualité, la diversité et que l'on sache ce que l'on achète. On entend parler, maintenant, de "lait thermisé"
Le "lait thermisé" se place entre le lait pasteurisé et le lait cru. Alors que le lait pasteurisé est chauffé à haute température pour détruire tous les pathogènes, le lait thermisé est chauffé beaucoup moins longtemps, ce qui détruit la plupart de pathogènes, mais qui ne peut laisser intactes les qualités particulières du lait
Situation "étrange" , jusqu'à l'été dernier, des fromages dits "au lait cru" étaient, en fait, des fromages faits de lait thermisé. La nouvelle réglementation ne permet plus cette appellation. Désormais, on aura des fromages de "lait cru", des fromages de "lait pasteurisé"... et des fromages de lait "non pasteurisé"... c'est à dire de lait thermisé! L'ambiguité demeure: attention, non pasteurisé ne veut pas dire lait cru!
La 7è édition de Slow Cheese qui réunit des fromagers, des affineurs, des marchands de tous les pays, aura lieu à Bra, dans le Piémont, en Italie, du 18 au 21 septembre prochain. En 2007, la 6é édition avait attiré 150 000 visiteurs dont le tiers venait de l'étranger. Sont présents, des fromagers autant de France que d'Australie, du Cap Vert que de Bosnie à ce salon spécialisé. Ce serait une bonne idée qu'une délégation du Québec se rende à Bra en septembre prochain!

jeudi 29 janvier 2009

Du bon usage de l'hiver

Pourvu qu'il fasse froid les 13, 14 et 15 février! Ce sera le Mondial des cidres de glace, à Rougemont!
C'est le froid de l'hiver qui gèle les pommes que l'on laisse sur l'arbre, qui congèle le jus qu'on lui confie, qui concentre ce jus qui devient du cidre. Qui devient du cidre de glace!
Les cidriculteurs artisans sont heureux. Enfin, après des années de travail et de représentations, un règlement vient mettre de l'ordre dans les prodés de fabrication des cidres, de tous les cidres. Publié en novembre dernier, il est entré en vigueur le 14 décembre. Pour le cidre de glace, seul le froid naturel doit entrer en jeu, la congélation artificielle est interdite. Peuvent être soumis au froid hivernal, les pommes aussi bien que le jus pressé. Cet encadrement protègera les producteurs aussi bien que les consommateurs. Et l'on espère qu'il est le premier pas pour aller vers une appellation réservée. Le cidre de glace est un produit unique, créé au Québec il y a une vingt ans.
Le Mondial des cidres de glace, dont ce sera la deuxième édition, est un salon dégustation spécialisé. Les cidriculteurs répondront à toutes les questions et feront goûter leurs produits. En complément, des produits alimentaires (fromages, foie gras, etc..) seront présentés. Des activités en plein air sont prévus. Des espaces chauffés aussi!
www.mondialcidresdeglace.com
info@mondialcidresdeglace